Style cordes entrelacées : la réponse rapide
Le style de bijoux cordes très fines entrelacées correspond au filigrane : des fils d’or ou d’argent torsadés deux par deux puis soudés, formant une dentelle métallique ajourée. Ce travail se distingue du simple câble torsadé, qui joue la torsion et non l’ajourage.
Des fils d’or ou d’argent torsadés puis soudés donnent au filigrane son apparence de dentelle métallique ajourée. Ce savoir-faire ancien éclaire aujourd’hui la manière de porter des bijoux vintage comme un collier, un bracelet ou une bague en cordes fines entrelacées. Voici les repères de longueur, de maille et d’entretien qui font la différence au porter.
Qu’appelle-t-on un bijou en filigrane et d’où vient ce jeu de cordes entrelacées ?
Le « style de bijoux cordes très fines entrelacées » désigne le filigrane. C’est la réponse donnée par le site Astuces-Jeux pour la grille n°1 du groupe 68 du jeu Codycross, dans sa rubrique Saisons. Le mot vient du latin filum, le fil, et granum, le grain : de petits grains de métal soudés aux fils.
La technique consiste à tréfiler des fils d’or ou d’argent, à les tordre deux par deux, puis à les souder. Il en sort des ajourages, des boucles et des volutes. Chaque style de bijoux corde très délicate entrelacé garde ainsi l’apparence d’une dentelle métallique, légère et ouverte.
Il faut distinguer ce travail du simple câble torsadé de Van Cleef & Arpels. Le collier Corde, créé en 1947, mesure 813 mm de long en or jaune : il reproduit une corde de passementerie, close par deux nœuds capucins. Ces bijoux cordes fines entrelacées jouent la torsion et non l’ajourage.
Le rapprochement reste parlant. Le style de bijoux cordes très fines entrelacées et le filigrane du papier partagent la même logique : un réseau fin, translucide, qui laisse passer la lumière.
Comment composer un collier en cordes entrelacées, du ras de cou au sautoir ?
La longueur détermine tout. Le ras de cou, de 35 à 41 cm, enserre la base du cou ; le collier princesse, 46 cm, descend sur le haut du buste ; le sautoir ou collier matinée, environ 55 cm, s’enroule en plusieurs tours. Le lariat, sans fermoir, se règle d’un nœud coulant. Le multi-rangs réunit ses lignes sur un seul fermoir (source : parissima.com, guide des colliers). Pour d’autres inspirations, découvrez les collections des joailliers les plus marquantes de l’année.
Une corde torsadée en or jaune redessine ces formes. En 1950, le collier Corde de Van Cleef & Arpels mêle or jaune, platine et diamants sur 320 mm ; un modèle de 1951 se compose du seul or jaune, sur 660 mm (source : The Collection Van Cleef & Arpels).
Pour le style de bijoux cordes très fines entrelacées, un filigrane délicat se porte seul sur un col uni. Un modèle épais s’accumule avec une chaîne simple. Ces bijoux en cordes fines entrelacées gagnent à rester discrets : deux ou trois pièces suffisent.
- Ras de cou : 35 à 41 cm, port court.
- Princesse : 46 cm, haut du buste.
- Sautoir : environ 55 cm, plusieurs tours.
- Lariat : nœud coulant, sans fermoir.
Deux repères de style, donc : une corde délicate seule sur un col uni, une corde épaisse mêlée à une chaîne simple.
Quels bracelets et manchettes reprennent cette maille de cordes torsadées ?
Au poignet, la corde torsadée se décline en plusieurs familles. Le jonc, ou bangle, est un anneau rigide en argent, en or, en cuivre ou en bois : on l’empile volontiers et le fait graver. La manchette, large bracelet ouvert, fut le bijou phare des années 30, en doré comme en argenté. Le bracelet à maillons reste discret ou s’affiche très gros, tandis que le bracelet de perles joue la carte du Shamballa, perles strassées mêlées à des nœuds plats en macramé. Sans oublier le bracelet brésilien tressé, porte-bonheur multicolore (source : parissima.com, guide des bracelets).
L’histoire offre deux modèles de référence. Le bracelet Ludo trois cordes de 1949, en platine, or jaune et diamants, mesure 250 × 25 mm ; le bracelet-montre Corde de la même année affiche 170 × 30 mm (source : The Collection Van Cleef & Arpels). Deux façons de faire courir le métal autour du poignet sans jamais l’alourdir.
Chez le détaillant belge Les Cordes, les repères restent doux : 29 € pour un bracelet gris à maillons rectangulaires, 29 € pour un bracelet bordeaux à pierre de résine. De quoi varier les plaisirs sans se ruiner.
Pour superposer sans faute de goût, gardez un jonc fin comme base, puis glissez une manchette texturée par-dessus : le contraste des volumes tient le regard. Un bracelet brésilien coloré s’accorde à merveille avec un maille simple et un maillon graphique. Et si le poignet reste nu, un seul bijou bien choisi suffit.
Comment la corde torsadée gagne-t-elle les bagues et les oreilles ?
La corde torsadée quitte le collier pour gagner les doigts, sans chaton serti. Chez parissima.com, la bague de phalange, délicate, se porte en série sur la même main ; la bague double assemble deux anneaux qui dessinent ailes, nœuds ou croix ; la bague multi-anneaux entrelace plusieurs fils de largeurs et de métaux différents. Le bracelet-bague, lui, relie poignet et doigt d’une chaîne continue.
Aux oreilles, le métal se courbe selon des usages définis :
- Les puces ou clous, tenues par la poussette belge, bande recourbée en papillon ;
- Les crochets ou hameçons, à tige volontairement longue ;
- Les créoles, anneaux hérités des Antilles et d’Afrique ;
- Les chaînes d’oreille glissées dans le trou, sans fermoir ;
- Les dormeuses, les pendants, les anneaux et les clips aimantés pour lobes non percés.
Ce style de bijoux cordes très fines entrelacées a son précédent historique : les motifs d’oreilles Corde de 1953, or jaune et diamants, 55 mm, appartinrent à la princesse Soraya d’Iran (The Collection Van Cleef & Arpels). Reste la mesure : un gros motif torsadé fatigue un lobe fragile, un fil trop menu se déforme. Pesez le poids avant le diamètre.
Chaînes et mailles : lesquelles évoquent le mieux des cordes entrelacées ?
Le dictionnaire des bijoux de parissima.com répertorie des chaînes aux caractères bien tranchés. La maille forçat aligne des maillons rectangulaires à deux biseaux ; la maille grain de café joue l’ovale percé de deux trous ; la maille vénitienne mise sur des maillons carrés. La maille palmier assemble des gouttes en trois dimensions, la maille serpent soude des maillons jointifs à l’aspect sphérique. La chaîne Singapour torsade ses maillons en spirale, la gourmette figaro alterne maillons longs et courts selon un motif répété, la chaîne Belcher reste fidèle au cercle, la chaîne oméga reprend le serpent avec plus de rigidité, et la chaîne à billes remplace les maillons par des perles reliées d’un fil.
Pour retrouver l’effet de corde torsadée, le serpent, Singapour, l’oméga et le palmier offrent un rendu continu, presque textile. Le forçat et le figaro donnent un dessin plus graphique, rythmé. Testez les deux familles sur la peau : la première épouse le cou, la seconde attire l’œil par sa trame.
Un pendentif léger, médaille délicate ou petit motif floral, s’accorde sans dominer. Sur un collier serpent ou oméga, préférez-le sobre : la maille parle déjà. Et si le doute persiste, choisissez la maille Singapour, la plus proche d’une corde nouée.
Filigrane d’argent : quelles traditions régionales perpétuent ce geste ?
Le filigrane dessine une géographie des cordes fines entrelacées. À Viana do Castelo, au Portugal, le Cœur de Viana, pendentif en filigrane d’argent, s’est imposé comme un emblème folklorique. À Malte, le filigrane d’argent se déploie au XIXe siècle en croix et boucles délicates. En Inde, Cuttack, en Odisha, perpétue le tarkashi. Fabriano, en Italie, transpose la technique au papier dès la fin du XIIIe siècle : les papetiers marquent leurs feuilles d’un motif translucide, écho lointain des fils de métal.
Ces pièces se distinguent des bijoux de série par des fils plus épais, des soudures visibles, un poids plus élevé et l’absence de poinçon, ou un poinçon local. Leur valeur tient à la main qui les courbe.
- Viana do Castelo : Cœur de Viana
- Malte : croix et boucles
- Cuttack : tarkashi
- Fabriano : filigrane de papier
Ces savoir-faire nourrissent aujourd’hui les collections de bracelets macramés et de cordes torsadées, où l’entrelacement retrouve une liberté plus contemporaine.
Comment choisir, porter et entretenir un bijou en filigrane sans l’abîmer ?
Avant d’acheter, regardez la matière : pour une pièce portée souvent, préférez l’argent 925 au plaqué, comme le rappelle Doriane Bijoux dans son article du 19 septembre 2025. Vérifiez le poinçon, pesez le bijou, inspectez la régularité des soudures et passez le doigt : aucun fil ne doit accrocher. Côté budget, comptez 19,99 € pour un bracelet à corde de nylon réglable sur Amazon.fr, 1,86 € pour un simple cordon de remplacement, de 29 € à 59 € pour un bracelet ou un collier chez Les Cordes ; chez le grossiste Parissima, prévoyez 100 € HT minimum.
Pour éviter les nœuds, suspendez vos colliers, fermez les fermoirs et rangez à plat dans une boîte alvéolée, conseils signés Doriane Bijoux. Nettoyez avec un chiffon doux et un peu d’eau tiède savonneuse, séchez complètement, puis appliquez le parfum avant de mettre le bijou. Un entretien régulier suffit à garder l’éclat du métal.
Trois erreurs déforment un filigrane : tirer sur un fil soudé, dormir avec la pièce et la stocker en vrac. Rangez toujours séparément les pièces fragiles.
Choisir un bijou en cordes fines entrelacées
Du collier Corde de 1947 au Cœur de Viana, la corde torsadée traverse les époques et les traditions régionales. Longueur adaptée, maille cohérente avec le motif, soudures régulières et entretien régulier restent les repères d’un choix durable. À l’avenir, les ateliers de Cuttack ou de Malte pourraient voir leurs gestes rejoindre les collections contemporaines, tandis que l’argent 925 s’impose face au plaqué. Reste une question : le filigrane artisanal résistera-t-il à la demande croissante de pièces abordables ?

Victoria Hasard rédige des articles pour Lysor. Ses contenus sont relus, corrigés et validés par Olive PEJOUX.





